Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 20h30, une percée de four à induction se produit dans une fonderie. Elle provoque une déflagration puis un dégagement de fumée. Le four s’est mis automatiquement en sécurité avec coupure des énergies. Les pompiers sont alertés. Tous les employés sont évacués. La chaleur dégagée par le four empêche les pompiers de s’en approcher. Le bâtiment n’aurait pas subi de dégâts. Le personnel de la fonderie a été mis en chômage technique pour 4 jours.

L’accident est dû à une succession de causes. Tout d’abord le four subit un défaut sur son système de refroidissement signalé lors de la fusion précédente à 15h44. Il est de nouveau signalé au démarrage de la fusion en cours au moment de l’accident à 17h38. Ce défaut est acquitté la première fois sans que le service maintenance en soit informé. La deuxième fois, le service maintenance intervient. Durant l’intervention, le métal resté dans le four commence à refroidir. En parallèle un dysfonctionnement se produit sur l’ensemble quenouille/bustette lors de la coulée des poches vers les moules. En l’absence de lingotières de sécurité, qui n’ont pas été vidées depuis leur utilisation 2 jours plus tôt, le métal froid est reversé dans le four en cours de maintenance. Lorsque la maintenance du four est terminée à 18h17, le four est relancé et de la ferraille est réintroduite générant une surcharge. Par ailleurs le four est relancé à pleine puissance alors qu’il aurait dû être chauffé progressivement du fait de la présence de métal refroidit. Ce choix de conduite et le chargement excessif du four ont généré un voûtage. A 20h23 le système signale un défaut d’isolement sur le four. Le voûtage entraîne une surchauffe du métal en fond de four qui use prématurément le réfractaire et perce le four. Le métal liquide traverse le circuit de refroidissement. C’est la réaction eau et métal en fusion qui génère la déflagration.

Avant le redémarrage du four, le fabricant contrôle la conformité de l’installation. Le personnel est sensibilisé aux causes de l’accident. Ils reçoivent un complément de formation avec une évaluation à l’issue de celle-ci. Sur le long terme, l’exploitant renforce la formation de son personnel, met en place un contrôle des connaissances à l’issue de cette formation. Il met également en place des exercices de simulation.