Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une station de ravitaillement en gaz naturel liquéfié carburant (GNL-C), une fuite est détectée après une opération de dépotage réalisée par un sous-traitant. En fin de dépotage, un process de reconditionnement du GNL démarre pour que celui-ci soit stocké dans les bonnes conditions de pression et température. Lors de cette phase, une fuite est détectée à l’arrière de la distributrice par le détecteur gaz. Cette détection entraîne la mise en sécurité automatique de l’installation via la fermeture des vannes automatiques. Le chauffeur du camion-citerne alerte sa société qui a également en charge la conduite de la station. L’astreinte dispose de l’accès à distance de l’ensemble des paramètres. Elle diagnostique l’origine de la fuite et envoie un technicien sur place. En parallèle, un client venu s’approvisionner à la station alerte les pompiers qui constatent la mise en sécurité des installations. La quantité de GNL-C déversée puis évaporée sous forme de gaz est très faible compte tenu de la durée limitée dans le temps de la fuite.

La fuite est due à la rupture du raccord cassant de type break away sans que l’écartement entre les 2 côtés du raccord soit suffisant pour que les 2 clapets puissent obturer totalement le passage du fluide. Aucune sollicitation mécanique n’était en œuvre sur la distributrice. La rupture semble être due à une tension mécanique issue de sollicitations thermiques répétées imposées au raccord dans lequel passe un fluide cryogénique (contraction/dilatation).

Les deux systèmes envisagés et testés sur site sont :

  • la mise en place d’une pièce mécanique appelé “compensateur” sur la ligne entre la paroi du bac de rétention et la distributrice ;
  • la modification de la tubulure entre le mur du bac de rétention et la distributrice pour créer une lyre de dilatation.

C’est ce deuxième système qui a été retenu car il est couramment utilisé dans l’industrie GNL. Il permet de limiter au maximum les contraintes imposées au break away tout en garantissant une rupture préférentielle en cas de sollicitation anormale de la distributrice. Un accident similaire a eu lieu quelques mois plus tôt (ARIA 49845).

Raccord cassant de type break away

Matériau : acier inoxydable et Polytétrafluoroéthylène (PTFE).

Principe de fonctionnement : en fonctionnement normal, le contact entre l’extrémité des 2 clapets antiretour permet la circulation du fluide. Lors d’un arrachement du raccord, l’écartement des 2 pièces entraîne le positionnement des clapets et l’obturation totale de chaque côté du raccord.