Pollution
Humain
Environnement
Economique

A 3h09, dans une installation de stockage de déchets non dangereux, un incendie se déclare dans une alvéole en exploitation. Plusieurs explosions se font entendre. Le gardien prévient les pompiers et le directeur de l’exploitation. L’exploitant intervient en recouvrant les flammes avec de la terre et du compost mouillé. Le vent important provoque l’envol de déchets en feu ou brûlés vers un stockage de pneumatiques usagés. Dans le massif de déchets, des fusées de détresse se déclenchent et constituent un danger pour les employés intervenant sur le feu. Après la fin de l’intervention, une surveillance accrue est mise en place pendant le week-end. Au total, une quinzaine de fusées a explosé. Un employé est intoxiqué par la fumée engendrée par la combustion des fumées (nausées, irritation oculaire).

Le départ du feu est dû à la présence de fusées de détresse mélangées aux déchets. Elles ont probablement été jetées par un plaisancier parmi ses déchets non dangereux. Les fusées ont explosé sous l’effet de la forte température régnant dans le massif de déchets (processus normal de fermentation + effet aggravant du fort ensoleillement des jours précédents). La fiche de données de sécurité des fusées pyrotechniques précise que celles-ci ne doivent pas être exposées à une température supérieure à 75°C et qu’elles ont un caractère explosif en cas d’exposition au feu.

Le site a déjà connu plusieurs incendies dus au dépôt de fusées de détresse (ARIA 47895, 47893). Suite à ce nouvel événement, une réunion est organisée par la préfecture au sujet de la destruction des fusées de détresse périmées. Un conteneur normalisé sera mis en place dans l’enceinte de la déchetterie associée à l’installation de stockage pour recueillir les fusées. Elles seront ensuite détruites par une société habilitée en métropole (acheminement par voie maritime). D’autres pistes sont étudiées pour que la destruction des fusées puissent être réalisée directement sur l’île de La Réunion.

Cependant, l’exploitant souligne que ces dispositions ne permettront pas d’éliminer les risques liés à la présence de ces objets dissimulés dans des sacs fermés de déchets ménagers.