Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 23 h, une grosse explosion se produit dans une usine de transformation de maïs. 20 minutes plus tard, une deuxième explosion plus petite se produit. Une grosse partie de l’usine est détruite. Les silos présents à l’extérieur du bâtiment sont endommagés. Une quarantaine de policiers et pompiers sont mobilisés. 16 employés travaillent dans l’usine au moment de l’explosion. 5 employés décèdent et 12 autres sont blessés dont 1 amputé des 2 jambes après avoir été écrasé par un wagon. Une semaine plus tard, l’usine de fabrication d’éthanol accolée à l’usine de transformation de maïs accepte de nouveau le maïs des agriculteurs.

En 2011, l’OSHA (Occupational Safety and Health Administration), l’équivalent américain de l’inspection du travail, avait mis en évidence une mauvaise gestion des poussières sur le site. L’exploitant aurait payé une amende et pris des mesures permettant de clore le sujet en 2013. Le rapport émis en novembre 2017 par l’OSHA fait de nouveau le constat que l’explosion  de 2017 résulterait d’une accumulation de poussières dans l’ensemble de l’installation. Le rapport relève un manquement dans l’entretien des équipements pouvant conduire à la génération de sources d’inflammation. Parmi les non-conformités relevées dans le rapport l’OSHA précise que les règles de sécurité suivantes ont été enfreint :

  • défaut d’entretien de l’équipement en fonctionnement ;
  • utilisation de système d’aspiration des poussières à l’intérieur des bâtiments sans dispositifs de protection contre les explosions ;
  •  non mise en œuvre d’un programme de nettoyage pour éviter les accumulations de poussière ;
  • absence de dispositif permettant de filtrer les matériaux indésirables potentiellement présents dans le grain (matériaux ferreux) ;
  • absence de prévention des décharges d’électricité statique possible notamment au niveau des conduite souple de transfert du grain (pas de mise à la terre malgré des signalements) ;
  • défaut de fourniture d’équipement de protection individuelle adéquat ; 
  • défaut de réparation des systèmes de dépoussiérage défectueux ;
  • défaut de maintien des contrôles de sécurité des équipements ;
  • manque de formation des employés sur les sources d’ignitions possibles et sur : les procédures de nettoyage des installations, de maintenance préventive, de fonctionnement des équipements de sécurité et des consignes de sécurité comme l’interdiction d’utiliser de l’air comprimé pour du nettoyage en présence d’une potentielle source d’ignition.

1.8 M de dollars d’amende a été proposé par l’OHSA. L’exploitant a fait appel.