Pollution
Humain
Environnement
Economique

Lors de l’entretien de terrains au-dessus d’une canalisation (DN 200, P 12 bar), une fuite est identifiée vers 10h40. Le déversement d’eaux biodégradables comportant des effluents chimiques d’une usine chimique, notamment du tétrachlorure de carbone et du toluène, pollue 30 t de terres. Le PSI de l’ouvrage est déclenché.

Conséquences

La surface impactée par le fuite est de 25 m².  Des piézomètres sont installés pour suivre la qualité des eaux souterraines (un en amont de la fuite et 2 en aval). La quantité de produit rejeté est estimée à 2 m³. Des échantillons de terre sont prélevés pour estimer la pollution.

Causes

L’excavation de l’ouvrage met en évidence un percement d’un diamètre estimé à 5 mm, situé en partie basse du tube. Un problème de corrosion interne en raison d’un dépôt lié à la qualité des effluents transportés en serait l’origine. Des pertes d’épaisseur sont constatées par ailleurs en d’autres points de l’ouvrage. La canalisation fait ainsi l’objet d’un suivi approfondi par son exploitant : marchages hebdomadaires, mesures d’épaisseurs bi-mensuelle, test en pression trimestriel dans l’attente de sa substitution complète.

Mesures prises

Le tronçon endommagé est remplacé. Des contrôles par ressuage et ultrasons sont réalisés sur les extrémités des parties existantes de la tuyauterie avant soudage. Les soudures de raboutage sont en outre radiographiées à 100 % avant réalisation d’un test de tenue en pression à 10 bar. D’autres travaux sont par ailleurs planifiés sur le reste du linéaire sous le contrôle du Service d’Inspection Reconnu (SIR).