Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un jour férié, vers 15h15, un feu se déclare sur un tas de 150 m³ de résidus de broyage (RBA) de pièces automobiles (contenant des métaux de type aluminium, cuivre, inox), ainsi qu’une ligne automatisée de tri dans un centre de récupération et de traitement de déchets métalliques. Des riverains donnent l’alerte. En parallèle, les détecteurs de fumées du bâtiment de tri se déclenchent. Un important panache de fumées noires se dégage et réduit la visibilité sur la route départementale située à proximité. La circulation de la voie la plus exposée aux fumées est fermée à la circulation. Les pompiers éteignent l’incendie à l’aide de 2 lances à mousse. L’alimentation en eau est effectuée à partir du puits d’une entreprise voisine. La vanne de confinement est fermée afin de confiner les eaux d’extinction. L’intervention se termine vers 18 h, puis une surveillance est mise en place pour la nuit.

En raison d’une fuite au niveau de la jonction entre le regard de sortie et la vanne de confinement, une partie des eaux d’extinction confinées s’écoule. Une société spécialisée pompe les eaux confinées restantes. Un prélèvement des eaux souterraines au droit du site est effectué pour évaluer l’impact sur le milieu.

L’installation de traitement des RBA est à l’arrêt pour réparation pendant 3 mois, 5 salariés sont en chômage technique. La propagation au bâtiment principal de 2 500 m² a été évitée.

D’après la vidéosurveillance, le feu a débuté au niveau d’un stockage de RBA en attente de tri. L’incendie s’est propagé via les convoyeurs et gaines électriques à la cabine de tri et au local électrique de la ligne de tri. Les stocks restreints de matières présentes ainsi qu’une bonne séparation des différentes matières ont permis d’éviter une propagation plus importante aux stockages et installations annexes. La piste d’une auto-combustion des RBA est envisagée.

Suite à l’accident, l’exploitant :

  • maintient sa politique consistant à ce que seule la quantité de déchets nécessaire au fonctionnement des installations soit présente sur site ;
  • répare l’étanchéité de la vanne de confinement ;
  • achète un obturateur gonflable destiné à pallier à une éventuelle perte d’étanchéité ;
  • met en place un panneau d’indication du puits ;
  • dégage la voie d’accès pompiers ;
  • réalise un plan des zones de rétention des eaux d’extinction et capacités associées.

Le site avait déjà connu des accidents en 2008 et 2009 (ARIA 36237 et 34962).