Pollution
Humain
Environnement
Economique

Caractéristiques de l’ouvrage :

  • DN 600
  • Pression 45 bar
  • Année de mise en service 1958
  • Prof d’enfouissement : 1 m
  • Epaisseur 9 mm
  • Protection par dalles béton

Lors de travaux de drainage par une entreprise spécialisée​, une trancheuse endommage une canalisation de transport de gaz à haute pression  posée dans un champ.

La fuite consécutive à l’accrochage occasionne une perte de pression constatée en salle de contrôle chez le transporteur. Un cratère de 3 mètres de large sur 5 mètres de long est provoqué par le souffle du gaz. Après avoir actionné l’arrêt d’urgence qui stoppe la progression de la machine (mais ne coupe pas le moteur), les 4 personnes présentes sur la trancheuse et les 2 personnes situées à 150 mètres avec une pelleteuse s’éloignent rapidement de la zone, puis alertent le transporteur. Malgré la présence de dalles en béton, le socle de la trancheuse a poinçonné la canalisation sur son flan, générant une brèche de plus de 10 cm de diamètre dans laquelle il est resté planté, colmatant ainsi partiellement la fuite.

Gestion de la fuite

Le Plan de Sécurité et d’Intervention (PSI) de l’ouvrage est déclenché. Les secours établissent un périmètre de sécurité de 400 m. Trois autres canalisations de transport de gaz se trouvent par ailleurs dans le voisinage. La route départementale proche est fermée à la circulation. L’exploitant isole (vannes de sectionnement automatiques) puis purge le tronçon accidenté. Le moteur de l’engin est arrêté après décompression complète de la canalisation.

Conséquences

.Le volume de gaz naturel rejeté est supérieur à 150 000 m³. Les réseaux de distribution ne sont pas affectés par l’événement.

Analyse des causes de l’endommagement

Les déclarations DT/DICT avaient été réalisées dans le cadre des travaux, de manière simultanée.  Un rendez-vous sur site est tenu plus de 3 semaines avant le début des travaux, et en présence d’un représentant de l’exécutant de travaux qui n’a pas la connaissance précise du chantier. Une mauvaise communication au moment du rendez-vous sur site est vraisemblablement à l’origine de l’accident.

 A la suite d’une visite sur site, la DREAL note la nécessité d’établir une réflexion sur :

  • la procédure de l’exploitant du gazoduc qui consiste à ne fournir aucun plan au responsable de projet (en réponse à la DT) et à l’exécutant des travaux (en réponse à la DICT, ou lors du rendez-vous sur site pour la réalisation du marquage-piquetage qui est à la charge de l’exploitant de réseau dans le cas des réseaux sensibles pour la sécurité) ;
  • le maintien en place du marquage-piquetage en l’absence de plan, photos, etc ;
  • la notion de zone d’intervention : le marquage piquetage n’est pas réalisé dans toute la zone d’intervention déclarée dans les déclarations DT ou DICT, mais dans une zone définie oralement d’un commun accord entre l’éxécutant des travaux et le transporteur au moment du rendez-vous sur site, sans que cette nouvelle zone soit actée dans le compte-rendu de marquage-piquetage.