Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare vers 11 h dans un centre de recyclage de pneumatiques usagés. L’incendie est détecté grâce à la vidéosurveillance du site. Le départ de feu s’est produit dans le stock de chips de pneumatiques à l’angle des murs coupe-feu de l’aire d’entreposage. Malgré l’îlotage des déchets constitué d’une alternance de chips et de pneus usagés séparés par des murets en béton, le feu se propage à l’ensemble des déchets. Une épaisse fumée noire se dégage.

A leur arrivée, les secours établissent un périmètre de sécurité. Les vannes guillotines de l’aire d’entreposage formant rétention, sont fermées. Vers 18 h, compte-tenu du volume d’eau sur la plate-forme, les pompiers demandent l’ouverture partielle des vannes pour limiter le niveau d’eau et éviter le risque d’inflammation du surnageant hydrocarboné. Le sinistre est maîtrisé vers 19 h. Cependant, le lendemain les pneus brûlent toujours et une surveillance est maintenue avec arrosage et déplacement des déchets pour faciliter l’extinction. Trois jours sont nécessaires pour une extinction complète. Environ 1 000 t de déchets ont brûlé (900 t de chips, 100 t de pneus).

Une alerte cyclonique étant prévue le lendemain ou surlendemain, l’exploitant met le site en sécurité et demande la fermeture totale des vannes pour confiner les eaux d’extinction sur site. Le refroidissement étant toujours actif, les eaux doivent transiter par débordement vers le réseau d’eaux pluviales (EP) et le séparateur du site. Ce dernier risque d’être saturé par les résidus et devra être vidangé dès que possible. Des boudins filtrants sont positionnés autour des regards EP ainsi qu’un filtre géotextile au droit de ces derniers pour limiter l’entraînement des résidus par les fortes pluies attendues. Un arrêt des apports de pneus est prévu jusqu’au passage de la dépression. Une reprise des activités après contrôle du bon fonctionnement du broyeur est prévue à compter du 8 au 9/02.

Au niveau de la plateforme principale, l’exploitant prévoit :

  • un tri visuel pour recyclage des matériaux faiblement impactés ;
  • un tri des résidus métalliques (non différentiables des autres résidus) par séparation magnétique sur pelle mécanique. Ces matériaux reprendront la filière classique des résidus métalliques ;
  • un stockage en extrémité de plateforme des autres résidus solides ;
  • un ramassage des résidus de combustion sur les zones hors d’eau avec un stockage en bennes étanches ;
  • des prélèvements de sol effectués selon les relevés photographiques pour déterminer l’impact du panache de fumée.

L’inspection des IC demande à l’exploitant le plan des réseaux du site et une estimation de la quantité d’effluents rejetés. Un curage des caniveaux et des décanteurs-séparateurs d’hydrocarbures doit être réalisé rapidement. L’analyse des déchets de curage et des résidus de combustion doit permettre d’orienter ces déchets vers les filières d’élimination appropriées. Un arrêté de mesures d’urgence est proposé au Préfet.