Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 20 h, un employé d’un centre de regroupement de déchets constate via le système de vidéosurveillance d’un départ d’incendie au niveau de la zone de transfert délimitée par des murs. Il alerte les pompiers. Un camion chargé de bois stationné à proximité de l’incendie est déplacé. Le site est mis sur rétention. L’incendie feu est maîtrisé vers 23h45, mais reprend peu de temps après. L’intervention se termine à 2 h.

L’analyse de la vidéosurveillance montre que les premières fumées sont apparues à 19 h et les premières flammes à 19h45. Des travaux avaient eu lieu sur la zone de transfert jusqu’à 17h45. Une ronde de sécurité avait été réalisée avant la fermeture du site à 18h15. Selon l’exploitant, les travaux par point chaud ont généré des étincelles qui ont provoqué un feu couvant au sein des déchets accumulés entre les blocs constitutifs des murs ceinturant la zone de transfert. L’incendie a été contenu au sein de la zone, les murs ayant joué un rôle coupe-feu.

La fermeture des vannes de sectionnement a été tardive car seuls les responsables du site sont autorisés à les manœuvrer du fait de leur difficulté d’accès. Il n’y a toutefois pas eu d’atteinte à l’environnement.

Suite à l’accident, l’exploitant :

  • met en place une détection incendie sur la zone de transfert. En effet, l’incendie était visible sur les caméras de vidéo-surveillance mais cela n’a déclenché aucune alarme en raison de l’absence de détection incendie sur la zone ;
  • met en place des plaques au-dessus des murs pour éviter l’accumulation de déchets entre les différents blocs constitutifs de ces murs ;
  • rappelle à ses employés l’importance d’une ronde de sécurité 2 h après tout travail par point chaud ;
  • modifie la procédure pour la mise sur rétention du site en cas d’accident et fait réaliser un exercice pratique ;
  • met en place un boitier à destination des pompiers à l’entrée du site contenant les plans du site et les numéros utiles ;
  • organise des exercices incendie avec le SDIS. Le jour de l’accident, les pompiers ont utilisé le poteau incendie situé à l’extérieur du site car ils n’avaient jamais testé ni le poteau du site ni les réserves incendie.

Un nouvel incendie se produit sur le site quelques jours plus tard (ARIA 48635).