Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 17 h, un feu se déclare au niveau d’un séchoir dans une menuiserie industrielle de 5 000 m² soumise à autorisation (rubrique 2410). L’entreprise possède notamment un stockage interne de bois de 2 000 m² sur 10 m de haut ainsi qu’un stock externe de grumes de 15 000 m³. Un salarié donne l’alerte. Une quarantaine de pompiers éteignent l’incendie avec des lances à eau. Le déroulement des opérations d’extinction est favorisé par le bon dimensionnement des moyens disponibles de lutte contre l’incendie. Celui-ci est totalement maîtrisé le lendemain en début de matinée.

Conséquences

80 personnes sont en chômage technique ainsi que 2 autres entreprises de sous-traitance. Aucun impact environnemental n’est relevé par l’inspection des installations classées lors d’une visite sur site le 18/01. L’exploitant signale à l’inspection qu’un délai de 4 semaines est nécessaire pour la reprise de son activité.

Causes et circonstances de l’accident

En fin de semaine et pour reprendre l’activité en début de semaine, l’entreprise vidange les silos d’alimentation en bois de la chaudière biomasse. La combustion complète du bois se fait en continu au niveau de la chaudière. Au cours de cette opération, la chaudière et les séchoirs montent en température. Leur refroidissement est assuré par l’ouverture des portes du séchoir.

Selon les premières hypothèses, lors de l’opération du 14/01, la dissipation incomplète et non homogène de la chaleur produite (seules 12 des 16 portes du séchoir ont été ouvertes car 4 d’entre elles étaient bloquées par des palettes) a provoqué une auto-inflammation des poussières de bois contenues dans le séchoir d’une ligne de plaquage. Selon l’exploitant, la température atteinte serait de l’ordre de 180 °C. L’incendie s’est étendu à l’ensemble de l’atelier qui a été complètement détruit en raison de la propagation de particules de bois enflammées sous l’effet du courant d’air généré par la ventilation. La chaudière à bois, organe principal de l’entreprise a cependant pu être épargnée.

Mesures post accident

A la suite de l’accident, les débris du bâtiment (structure métallique, tuiles…) sont enlevés par des équipes spécialisées. Des précautions particulières sont notamment mises en œuvres pour assurer l’évacuation des plaques de fibrociment de l’ancienne toiture (amiante). A cet effet, un périmètre de sécurité est mis en place.

Les travaux de désamiantage sont interrompus à la suite d’une visite de l’inspection du travail. Les analyses d’air et de poussières d’amiante réalisées ne mettent pas en évidence de pollution.