Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 16h45, un riverain signale une coloration vert-blanc sur le LOT. Un agent du service des eaux se rend sur zone vers 17h10. Il constate la présence de traces d’un écoulement, important et récent, de boues blanchâtres en aval du pont d’Esclanèdes, soit plus de 1,5 km en amont du pont d’où a été signalée la pollution. Celle-ci se situe à l’aplomb d’une entreprise de taillage, sciage et rabotage des minéraux.

Causes de la pollution

L’événement survient lors d’une opération de nettoyage d’un décanteur/récepteur d’eaux chargées en fines de calcaires. L’opérateur pompe ces eaux puis les transfère dans un bassin secondaire. La surface de celui-ci étant gelée, l’eau pompée glisse sur la glace et alimente directement son trop plein. Une cuve tampon de sécurité est ainsi remplie. Une fois pleine, les boues coulent dans un tuyau d’évacuation qui se déverse dans un petit bassin de rétention à côté du LOT. Comme un des merlons de ce petit bassin est abimé par de précédents orages, les boues se jettent directement dans la rivière. L’exploitant estime la durée de la pollution à 1 h pour un volume de 8 m³.

Mesures prises

L’exploitant répare le merlon de terre qui était endommagé et renforce le bassin de rétention. Pour éviter tout nouvel accident, il installe une vanne à la sortie du trop-plein du bassin secondaire. Lors des opérations de nettoyage, la vanne est fermée ; en conséquence, si des boues viennent à déborder du bassin, elles n’emprunteront pas le trop-plein et n’iront donc pas dans la cuve tampon. Une procédure est rédigée pour encadrer le nettoyage des bassins.