Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine sidérurgique, une explosion suivie d’un incendie se produit vers 14h30 dans un atelier de broyage et conditionnement de ferro-silicium-magnésium de 150 m². Les employés tentent en vain d’éteindre les flammes. Ils font appel aux pompiers qui éteignent rapidement l’incendie. Les eaux d’extinction sont confinées dans un bassin de rétention puis traitées sur place. Douze employés sont intoxiqués par les fumées. Le toit du bâtiment a été soufflé. Les installations de l’unité sont endommagées stoppant ainsi une partie de la production.

Du ferrosilicomagnésium avec une teneur en magnésium à 5 % était en cours de broyage lors de l’explosion. D’après un rapport d’expertise réalisé après l’accident l’hypothèse de scénario la plus probable est celle d’une inflammation de poussières dans la canalisation de transport vibrant en sortie de broyeur. L’explosion a eu lieu après la vidange des broyeurs. Or le système d’inertage à l’intérieur du broyeur n’est pas optimal lorsque celui-ci est vidé, un point chaud a pu se créer. La flamme s’est ensuite propagée depuis la sortie de transporteur vibrant dans le reste de l’installation d’abord par la gaine de ventilation puis par la manutention en cours de vidange. Par ailleurs les observations réalisées dans le rapport d’expertise indiquent :

  • la présence de très fortes concentrations de poussières ayant permis la propagation de l’explosion dans de multiples canalisations et équipement ;
  • un inertage au niveau des broyeur non optimal ;
  • l’absence de découplage des installations ayant également permis la propagation de l’explosion.