Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans un centre de stockage de déchets, un arrosage superficiel du casier en exploitation est mis en œuvre vers 17h30 un vendredi soir. Cet arrosage est décidé en lien avec avec les fortes chaleurs prévues pour le week-end afin de limiter le risque incendie.

Lors de la prise de poste, le lundi à 5h30, les agents constatent un ruissellement anormal de lixiviats par la piste compactée d’entrée du casier. Cet écoulement se dirige par gravité en direction du bassin d’eaux pluviales via une zone non terrassée. Les lixiviats ne s’infiltrent pas en profondeur car la zone traversée est en en argile compactée de faible perméabilité.

La vanne de coupure permettant d’isoler les écoulements sur la zone non terrassée est fermée. Le bassin des eaux pluviales est isolé. Aucune présence de lixiviats n’y est détectée. La piste du casier en exploitation est décompactée afin que l’eau de ruissellement s’infiltre dans le casier et soit directement gérée en tant que lixiviats.

Le volume de lixiviats épandus est évalué à 70 ou 80 m³. Les lixiviats sont pompés vers un fossé maçonné et les écoulements sont déviés vers le bassin principal de stockage des lixiviats. Les terres souillées de la zone non terrassée sont décapées et stockées sur le casier en exploitation.

Une erreur humaine est à l’origine de l’accident. Un opérateur a oublié d’arrêter l’arrosage du casier le vendredi soir en fin de poste. Un rappel est réalisé auprès de tous les agents sur l’importance des contrôles à réaliser après la mise en fonctionnement de l’arrosage. Un voyant lumineux est installé au niveau des installations de chantier, permettant ainsi d’en vérifier l’arrêt.