Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine chimique, une sphère de butadiène est en cours de remplissage par de l’eau quand sa soupape s’ouvre en crachant 1 100 m³ d’un mélange d’eau et de butadiène (gaz inflammable et cancérigène). Le mélange s’accumule dans la cuvette de rétention. Plusieurs tonnes de butadiène s’évaporent, avec un risque de formation d’un nuage de gaz inflammable (Flash / UVCE). Les pompiers de l’usine coupent l’alimentation en eau au bout de 7 min. La soupape se referme. Ils mettent en place un rideau d’eau afin d’abattre les vapeurs de butadiène. La quantité évaporée est évaluée à 8 t. Le POI est déclenché à 14 h et la zone évacuée. Le personnel de l’usine est confiné. Des mesures en limite de propriétés montrent des concentrations basses (max 5 ppm, soit 0,005% < LIE de 1,8 %). Les 800 m³ du mélange contenu dans la cuvette sont pompés, puis traités dans des colonnes à charbon actif de l'usine pendant 48 h. L'exploitant informe les communes voisines.

La sphère, de 1 500 t et contenant encore 100 t de butadiène, était en cours de vidange du butadiène par remplissage à l’eau en vue d’une inspection lors un grand arrêt de l’unité de fabrication. Le débit d’eau de remplissage était trop important pour le débit du dispositif de surverse mis en place entre la sphère accidentée et la sphère voisine déjà vidée. La sphère est donc montée en pression jusqu’à que sa soupape s’ouvre.

Le salarié responsable de l’opération de vidange a décidé d’utiliser un flexible de DN 100 au lieu du DN 40 prévu dans le mode opératoire afin d’accélérer la vidange en augmentant le débit d’eau. Cette initiative avait pour but de rattraper le retard pris lors de la préparation de la sphère.