Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un dimanche vers 6h30, un feu est constaté par le conducteur d’un camion de livraison de déchets dans une installation de stockage de déchets non dangereux. Celui-ci donne l’alerte, aucun personnel n’étant présent sur le site. Il s’agit d’un feu de surface de 1 000 m² localisé sur le flanc d’une alvéole de stockage. Un panache de fumées blanches s’élève à une centaine de mètres de hauteur. L’incendie est circonscrit vers 8 h par les pompiers. Un conducteur de compacteur et le responsable d’exploitation apportent des matériaux inertes et décapent la zone incendiée. L’incendie est éteint vers 9h30. Une ronde de surveillance est réalisée toutes les 4 h. Les eaux d’extinction (50 m³) se retrouvent, après infiltration dans le massif de déchets, dans le réseau de collecte des lixiviats. L’exploitant apporte une vigilance particulière à la production de lixiviats pour s’assurer de l’acceptabilité de ces rejets en entrée de la station d’épuration. L’alvéole de stockage concernée par l’incendie peut être remise en exploitation après qu’un nouveau décaissement a montré l’absence de feu couvant.

Selon l’exploitant, le sinistre aurait pu être causé par l’échauffement d’une batterie. Le départ de feu n’a pas pu être repéré par les caméras de surveillance car celles-ci n’étaient pas orientées vers la zone en cours d’exploitation.

L’exploitant finalise la mise en place des mesures correctives proposées dans son plan d’actions établi suite à l’incendie sur son site l’année précédente (ARIA 47016) : mise en place d’une caméra thermique orientée vers la zone d’exploitation, d’une astreinte d’exploitation et d’un plan ETARE avec le SDIS.