Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 10h15, dans une usine pharmaceutique classée Seveso seuil haut, une fuite est détectée sur un isoconteneur lors de son transport après sa pesée sur un pont-bascule à proximité de l’usine. Un agent constate des traces rouges sur le conteneur et au sol au moment de son passage au poste de garde. Les pompiers internes interviennent. La capacité contient des eaux colorées composées de lignosulfate de calcium (9 %) et de canthaxanthine (1 %). La quantité déversée sur la chaussée est estimée à 50 l.

L’isoconteneur est contrôlé et les écrous sont resserrés. A l’atelier du transporteur, la capacité passe un test d’étanchéité avec succès. La fuite provient de 2 écrous papillons desserrés au niveau du capot d’un trou d’homme. Il s’agit d’un trou d’homme différent de celui ayant servi au chargement. Les écrous avaient probablement été serrés de manière non conforme. Les fuites se seraient produites lors d’accélérations et de passages sur des bosses, par choc de la vague interne contre un capot mal fermé.

Un autre incident impliquant une fuite sur une citerne de transport s’est déjà produit sur le site en décembre 2015 (ARIA 47726). Comme au moment de l’événement précédent, il est relevé que le contrôle et la manœuvre des vannes situées en dôme sont délicats (travail en hauteur nécessitant le recours à une échelle). L’exploitant étudie la possibilité de reporter au sol les tâches de contrôle des vannes en hauteur (commande à distance et débitmètre enregistreur) afin de faciliter ces interventions.