Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un ouvrage peu utilisé

La canalisation incriminée alimente en cas de problème des chaudières bi-combustible qui fonctionnent en régime normal au gaz naturel.

Caractéristiques de l’ouvrage :

  • DN 300
  • pression de calcul : 25 bar
  • pression maximale de service : 8,3 bar
  • épaisseur 8,35 mm (API 5L) et 10mm (TUE 250B)
  • débit 325 m3/h
  • fluide transporté : fioul lourd à 60 °C afin de réduire sa viscosité
  • année de mise en service : 1959

Une fuite de fioul lourd est détectée sur la partie aérienne calorifugée d’un pipeline alimentant les chaudières du pôle pétrochimique de Berre depuis le port de la Pointe. Le produit rejeté est localisé dans la rétention en dessous du pipeline. Le fioul se fige quasi instantanément lors de sa sortie du pipe ce qui limite sa propagation. Aucune pollution n’est observée par l’exploitant ni côté Salins du Midi, ni côté Etang de Berre. Le fioul répandu est pompé et la rétention nettoyée.

3 percements de 1 à 2 mm de diamètre

Une corrosion externe sous calorifuge est à l’origine du rejet, l’ouvrage passant dans un environnement humide et salin. Les zones de fuite se matérialisent par 3 percements, proches les uns des autres, avec un diamètre de 1 à 2 mm. Les percements se situent sur une partie rectiligne du pipeline.

Suivi en service de l’ouvrage 

L’ouvrage est protégé contre la corrosion :

  • en partie aérienne, par un revêtement peinture et un calorifuge étanche. Des contrôles visuels sont régulièrement réalisés ;
  • en partie enterrée, par un revêtement polypropylène tri-couche et une protection cathodique.

Une recherche de défaut sur le revêtement des parties enterrées (DCVG) ainsi qu’une épreuve hydraulique sont réalisées respectivement tous les 2 et 6 ans. Des contrôles visuels des points singuliers en plus de la surveillance au sol (parties aériennes et ouvrages sous route) complètent le dispositif tous les 24 à 30 mois.

Des défauts de corrosion avaient été détectés lors de réparations du calorifuge. Il a ainsi été programmé une inspection par racleur instrumenté au 1er trimestre 2016, dans le cadre du Programme de Surveillance et de Maintenance (PSM) de la canalisation. Ce passage du racleur était programmé pour janvier 2016. 

Mesures prises

Une réparation provisoire avec des boîtes de colmatage est réalisée pour colmater les zones fuyardes. Après arrêt et mise en place des colliers de réparation, le pipe est mise en eau. L’exploitant prévoit de le décalorifuger entièrement.

Le remplacement des tronçons endommagés et l’utilisation d’un revêtement protecteur externe adapté sont également programmés (revêtement époxy/toile de verre, mais sans calorifuge). Les opérations de réparation nécessaires sont mises en œuvre (rechargements, mises en place de manchons, remplacements de tronçons…) préalablement à la remise en service de la canalisation.