Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 14 h, dans une entreprise de production de métaux, un feu se déclare au niveau de trémies de stockage de poudre d’aluminium et de fer. L’incendie se propage à la structure du bâtiment ainsi qu’à 5 cuves vides en résine et à ses équipements associés (tuyauterie, caillebotis, bardage). Un important panache de fumée noire, visible à plusieurs kilomètres, se dégage. Plusieurs entreprises sous-traitantes effectuent des travaux par points chauds au moment du sinistre dans l’atelier en arrêt pour la réalisation de ces gros travaux. Les plans de prévention et permis de feu ont été délivrés préalablement à ces travaux.

Le PC de crise est armé sans que le POI ne soit déclenché. La rue adjacente du site est fermée à la circulation le temps de l’intervention des secours. Des consignes de confinement sont données aux habitations sous le vent ainsi qu’à 2 écoles proches du site. L’incendie est éteint vers 16h30. Les eaux d’extinction sont confinées sur le site qui est en rétention. Les dégâts matériels sont conséquents :

  • 3,3 M€ pour la remise en état des installations ;
  • 6 mois d’indisponibilité de l’atelier sinistré ;
  • impossibilité de fonctionnement des ateliers en aval du process ;
  • fonctionnement des ateliers en amont du process dépendant de l’autorisation temporaire d’augmentation des stockages notamment de produits écotoxiques.

L’exploitant effectue une analyse pour déterminer l’origine de l’accident. Les premiers éléments indiquent toutefois que le vent important, la configuration du bâtiment (en cheminée) et la nature des matériaux qui le constituent ont favorisé la propagation de l’incendie.