Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine de laine de verre, un opérateur est averti, à 11h28, de l’enclenchement automatique d’une vanne à la suite d’une hausse de température dans une conduite d’évacuation des fumées d’un four. Un départ de feu dans la tuyauterie est suspecté. Le système d’extinction d’incendie dans la canalisation est ainsi déclenché (déluge). La température diminue et la production reprend normalement.

A 11h39, les températures remontent très vite notamment à l’entrée du four. Le déluge n’ayant pas été réamorcé, l’opérateur ne peut le réutiliser. L’incendie se propage ainsi dans les conduits. Les pompiers sont alertés à 11h42. Le feu maîtrisé vers 15 h. L’intervention des pompiers se termine à 18h30.

Le lendemain, une reprise du feu est constatée vers 12 h. Les pompiers interviennent à nouveau et éteignent l’incendie vers 16 h. Les installations sont placées sous surveillance et la zone d’incendie balisée.

Les eaux d’extinction sont collectées dans un bassin de rétention. Après expertise des dégâts matériels, il apparaît que la résistance de la canalisation incendiée est affaiblie. En revanche, la structure soutenant l’ouvrage ne semble pas trop affectée. La remise en état des installations ainsi que leur nettoyage prennent plusieurs jours. Les pertes de production pour l’usine sont importantes.

Après analyse des causes de l’accident par l’exploitant, le système de déluge et un ventilateur d’extraction auraient été prématurément arrêtés durant l’incendie. Une accumulation excessive de dépôts de fibres goudronnées dans les conduits est également soulignée. Sur ce dernier point, l’exploitant prévoit de nettoyer préventivement la tuyauterie pour remédier à cette situation.