Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un moule de coulée en acier de 20 mm d’épaisseur explose à 0h40 sur une ligne de coulée dans une fonderie recyclant des batteries usagées. Un employé manipulant un pont roulant à proximité est projeté à 10 m. Il décède à l’hôpital. Une partie de la toiture de l’atelier est arrachée par le souffle de l’explosion et la projection de métal en fusion.

Ce moule peut fonctionner soit avec une circulation d’eau soit à sec à condition que l’eau soit purgée. L’accident a eu lieu après une opération de maintenance qui a nécessité la vidange du circuit de refroidissement fuyard d’une lingotière. Pour réaliser cette opération, le service maintenance ferme des vannes sur le circuit d’arrivée d’eau et en ouvre d’autres. Cette opération isole l’eau du circuit de refroidissement d’une lingotière voisine. Celle-ci n’est pas consignée et le service maintenance passe pour seule consigne au personnel (opérateurs et chef d’équipe) de ne pas utiliser la première lingotière dont le circuit de refroidissement est fuyard. Une lingotière provisoire est mise en place pour la remplacer temporairement. Aucune information n’est transmise sur l’emprisonnement de l’eau de refroidissement dans la deuxième lingotière. Aucune interdiction d’utilisation de cette dernière n’est précisée au personnel. Ils ne connaissent pas bien le fonctionnement des circuits de refroidissement. Pendant la nuit, ils utilisent la lingotière dont l’eau est prisonnière du circuit de refroidissement. L’eau monte en pression sous l’effet de la chaleur du métal en fusion (600 °C) et provoque l’éclatement du circuit de refroidissement et du moule. Aucune soupape de sécurité ou manomètre n’est présent sur le circuit de refroidissement.

Le moule est démonté et remplacé par une lingotière fonctionnant à sec.