Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 13h15, une explosion suivie d’un feu se produit dans un séchoir en mode vidange contenant 20 t de maïs (alors qu’en fonctionnement normal il contient 100 t). C’est le dernier jour de la campagne annuelle de séchage. Seul le brûleur inférieur est en fonctionnement. Le souffle de l’explosion projette les tôles enveloppant le séchoir au milieu de la cour et un employé en arrière. Celui-ci est légèrement blessé. Les silos de stockage voisins, en béton, ne sont touchés ni par l’explosion, ni par l’incendie. En effet, le séchoir est complètement découplé des deux ensembles de silos. La rue attenante est fermée à la circulation.

Deux camions pompiers sont mobilisés. L’exploitant vidange la capacité à l’aide d’une vis sans fin mais le grain en feu reste coincé dans les fourreaux. Les pompiers font face à des difficultés d’intervention du fait de l’instabilité de nombreuses pièces métalliques, liée à l’explosion. L’incendie est éteint à 4h30. Le lendemain, une reprise du feu est observée à la suite d’appels d’air créés lors des opérations de découpe des bouts de ferraille menaçant de tomber. Les pompiers interviennent de nouveau et éteignent l’incendie par pulvérisation directement au cœur du foyer.

L’explosion aurait pour origine :

– le pré-stockage d’un lot de plusieurs tonnes particulièrement humide (> 45% d’humidité) sur une période prolongée (> 48 h) ;

– la vidange excessive de la colonne sécheuse et le maintien de la ventilation entraînant une mise en suspension importante de poussières ;

– l’absence de procédure ou consigne bien définie pour des lots non conformes : taux d’humidité important, durée de préstockage importante.

L’exploitant a remplacé son séchoir et a mis en place une détection de gaz automatique sur l’ensemble du parc séchoir du site.