Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une fuite se produit vers 11h30 sur une canalisation de fioul lourd alimentant une chaudière dans une fonderie de métaux. Un déversement de 21 m³ d’hydrocarbures pollue l’ARC. Une nappe de 300 m² est visible sur le barrage de prise d’eau d’une centrale hydroélectrique située à 2 km. L’exploitant de l’usine stoppe la fuite. L’exploitant de la centrale ferme le canal d’alimentation d’autres barrages hydroélectriques. Les pompiers pompent, dans l’après-midi, 7 m³ de fioul et épandent du dispersant sur les zones d’irisation.

Le surlendemain, des irisations sont constatées sur les bassins de retenue de Flumet (73) et du Cheylas (38), situées à une cinquantaine de kilomètres. La pollution s’est propagée via des galeries souterraines construites pour faire circuler l’eau des torrents et optimiser les barrages de la région. L’inspection des installations classées, la préfecture, les exploitants des centrales et les secours se réunissent. Un arrêté préfectoral de mesure d’urgence impose à l’exploitant de la fonderie des mesures de dépollution. Une société spécialisée intervient jusqu’à mi-décembre sur les différents sites pour :

  • poser des barrages flottants

  • pomper le fioul

  • nettoyer les berges.

Le montant des travaux de dépollution s’élève à 630 000 € dont 40 000 € de coût d’élimination des déchets.

Le 25 novembre, 15,5 m³ de fioul sont récupérés dont 11 m³ dans les canalisations de l’entreprise. Les équipements électriques sont remis en service. Le mélange d’eaux, de boues et d’hydrocarbures pompés ainsi que les déchets récupérés sont stockés dans des bennes et évacués vers un centre de traitement.

L’accident serait lié à une rupture de la canalisation d’alimentation en fioul lourd de la chaudière lors des opérations de réchauffage du fioul. Cette opération, préalable au redémarrage de la chaudière consiste à réchauffer le fioul à 80 °C au moyen de vapeur d’eau. La rupture de la canalisation pourrait être due à un problème de corrosion.