Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare sur un refroidisseur dans une boulangerie industrielle de 10 000 m². Munis d’extincteurs, 2 employés attaquent le feu, mais la fumée perçue à proximité de l’appareil s’intensifie, rendant inefficace leur intervention. La détection incendie se déclenche à 0h48 et les pompiers sont alertés à 0h50. Les 15 employés en poste évacuent les lieux. Vers 1h30, 2 explosions se produisent, suivies de la chute de panneaux du faux-plafond. Le feu s’étend dans la zone de production non compartimentée. Les panneaux sandwichs remplis de mousse polyuréthane combustible, présents dans la chambre froide, s’effondrent. Les pompiers protègent la zone administrative ainsi que le stockage de farine et d’ammoniac. Le service du gaz arrête une fuite sur le site. Le feu est circonscrit vers 5 h avec 10 lances à eau, 40 m³ d’eaux d’extinction sont rejetés vers la station d’épuration. L’extinction se poursuit au fur et à mesure du déblai. Une reconnaissance a lieu vers 17 h. Un dispositif de surveillance est mis en place pour la nuit. L’opération est considérée comme terminée 6 jours plus tard.

L’usine est détruite sur 9 500 m² comprenant la zone de production, la chambre froide, les stocks d’emballages et 1 200 t produits. Seuls sont préservés les bureaux ainsi que la salle des machines ammoniac équipée de murs coupe-feu (5,5 t d’ammoniac) et le local déchets. Cependant 1,5 t d’ammoniac contenues dans les canalisations ont été perdues. Les 10 m³ d’eau d’extinction contenus sur le site seront traités ultérieurement en STEP. Les 85 employés et la vingtaine d’intérimaires sont en chômage technique. La gendarmerie effectue une enquête.

L’entreprise bascule une partie de sa production (20 000 t/an) sur les autres usines du groupe. L’usine détruite est reconstruite sur place. L’exploitant prévoit de limiter le risque incendie en compartimentant d’avantage la zone de production et en mettant en place un dispositif de désenfumage efficace des locaux. Par ailleurs, la nouvelle usine doit être dotée d’une installation d’extinction par sprinkleurs. Le coût du sinistre, pertes d’exploitation comprises, est estimé à 50 M€. La nouvelle usine, plus grande voit sa production reprendre progressivement à partir de mars 2016 et le 5 juillet, le bâtiment est inauguré officiellement.