Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 6 h, une alarme de détection de fumée se déclenche dans un bâtiment de production des énergies d’une usine pharmaceutique classée Seveso seuil haut. Un pompier de l’usine et le personnel d’exploitation en charge de la gestion des énergies du site se rendent dans le bâtiment et constatent la présence de fumée. Celle-ci provient d’un compresseur servant à produire du monofluide – 25 °C. Ils coupent l’alimentation électrique de l’équipement, puis mettent en service les ventilateurs d’extraction du bâtiment pour évacuer plus rapidement les fumées.

Vers 7h15, les 2 personnes présentes sentent une légère odeur d’ammoniac et recherchent l’origine de la fuite à l’aide d’un explosimètre portatif. Au point de fuite, la valeur maximale détectée est de 130 ppm. Le personnel ferme les vannes d’isolement du compresseur pour stopper la fuite. L’exploitant estime à 3 kg la perte d’ammoniac. Dans la matinée, une société spécialisée vidange le compresseur.

Une enquête et un arbre des causes sont réalisés. Un problème d’ordre électrique a empêché l’arrêt normal du compresseur, entraînant une surchauffe du compresseur et une légère fuite au niveau des joints des flasques du compresseur (pièces d’étanchéité). L’origine du problème électrique est lié au fait que les contacts des contacteurs électriques étaient collés. Les détecteurs du bâtiment ne se sont pas déclenchés car la concentration d’ammoniac dans l’air du bâtiment n’était pas suffisante pour déclencher les sondes fixes (seuil bas 100 ppm).