Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une casse automobile, une bande de caoutchouc s’enflamme vers 12 h lors d’une découpe par chalumage de l’essieu d’un bus. Par réflexe, un grutier tente d’éteindre le départ de feu en balançant une boule métallique saisie avec un grappin. Cette action éteint le feu au niveau du bus mais le propage à un box de stockage de VHU dépollués (contenant un mélange de ferrailles de mauvaise qualité et des mousses en polyuréthane) situé à 10 m de là. Face au développement de l’incendie au sein du box de stockage, l’exploitant appelle les pompiers, interdit l’accès au site, évacue les salariés et met à l’arrêt l’activité du site.

Une quarantaine de pompiers intervient 1 h après le début de l’incendie avec des moyens importants (une lance-canon, une grosse lance et deux petites) pour éviter que l’incendie ne se propage. En complément du poteau incendie le plus proche du site, un dispositif de tuyauteries souples permet de puiser l’eau de la MOSELLE, située à 2 km. Confiné dans le box de stockage par 3 murs coupe-feu 2 h, le sinistre est maîtrisé en 2 h.

Un des sapeurs pompiers, victime d’un malaise (coup de chaud), est transporté à l’hôpital.

Les effets du sinistre se réduisent à 20 t de déchets métalliques partiellement calcinés. Les activités du site redémarrent dès le lundi suivant.

L’ensemble des eaux d’extinction d’incendie est confiné dans le bassin de rétention de 320 m³ prévu pour cet usage. Un prélèvement est réalisé par un laboratoire indépendant quelques jours après l’accident pour analyser les eaux récupérées dans la rétention. Étant conformes aux valeurs limites imposées par l’arrêté préfectoral, elles sont évacuées en sortie de séparateur par le réseau d’eaux pluviales puis dirigées vers le milieu naturel.

L’exploitant fait par ailleurs évacuer les déchets de métaux calcinés vers les filières de recyclage / élimination autorisées.

La plate-forme bétonnée sur laquelle reposait le box de stockage présentant un état de dégradation avancé, l’exploitant doit également vérifier son étanchéité et mener les actions correctives nécessaires pour assurer son intégrité.

L’inspection des installations classées, qui s’est rendue sur place, demande à l’exploitant la transmission d’un rapport d’accident. Depuis 1 mois au moment de l’incendie, l’exploitant avait modifié l’organisation de son exploitation, sans en avoir préalablement informé l’inspection, avec notamment la mise en place de 4 box de stockages de VHU et ferrailles. Ces changements peuvent avoir entraîné des modifications des dangers par rapport à ceux pris en compte dans l’arrêté préfectoral réglementant le site. Il est demandé à l’exploitant de régulariser sa situation.

Pour éviter les comportements erronés des opérateurs en situation d’urgence, l’exploitant s’engage à organiser régulièrement des actions de sensibilisation de son personnel avec des exercices incendie.

Un autre incendie s’était déjà déclaré sur ce site en juin 2010 (ARIA n°39506).