Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un rejet de gaz naturel se produit vers 21 h au niveau du poste de détente alimentant une chaufferie urbaine soumise à autorisation. Les pompiers sont alertés et déclenchent une procédure gaz renforcée (PGR). Un périmètre de sécurité de 200 m est mis en place. La circulation est interrompue. Les secours arrêtent l’alimentation en gaz au niveau d’une vanne manuelle sur une ligne externe allant du poste de détente à la chaufferie. Dans la commune 2 500 logements sont privés de chauffage et d’eau chaude.

Après recherche du point de fuite sur la ligne constituée d’une vanne manuelle et de 3 vannes automatisées montées en série, une défectuosité est constatée sur l’électrovanne pilotant l’évacuation du gaz dans un circuit de purge. La mise à l’atmosphère du gaz naturel a duré 15 minutes soit un volume de matière rejetée estimé à 200 m³.

La défaillance de l’électrovanne proviendrait d’un problème de bobine. Afin d’éviter la reproduction d’un tel événement, l’exploitant de la chaufferie remplace l’électrovanne de purge par une vanne manuelle.

L’industriel observe dans un courrier que les arrêtés ministériels concernant les chaudières de puissance supérieure à 20 MW imposent l’utilisation d’un dispositif de coupure manuelle et de 2 vannes redondantes, placées en série sur la conduite d’alimentation à l’extérieur des bâtiments. La mise en place de l’électrovanne sur le circuit de purge ne semble pas être soumise à des prescriptions réglementaires particulières.