Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une montée en pression comprise entre 1,7 et 3 bar se produit à 17h47 à la suite de l’arrêt d’une partie du process, vers 17 h, dans les unités de régénération des amines des ateliers de désulfurisation du gaz naturel d’une usine de production de combustible gazeux et de stockage souterrain. La séquence de redémarrage débute vers 17h40 et provoque un rejet anormal par un évent en haut de l’oxydeur à 17h48. Cet évent est muni d’un pare-flamme qui oriente le rejet gazeux vers le bas pour remonter près d’une torchère qui l’enflamme. L’incendie, localisé à la sortie du pare-flamme de l’évent en haut de l’oxydeur (14 m), s’arrête au bout de 17 minutes avant l’intervention des pompiers. Les installations sont mises en sécurité avec mise à l’évent de 64 000 Nm³ de gaz naturel (41,5 t de méthane) et l’arrêt d’une partie de la production pendant 15 jours. Cependant aucune perte d’exploitation n’est constatée du fait que la production est intégralement compensée par les autres sites de stockage du site. Le POI est déclenché, l’exploitant alerte la préfecture et les pompiers, qui mobilisent 14 véhicules d’intervention, ainsi que l’inspection des installations classées et les maires des communes avoisinantes par fax.

L’arrêt des installations de désulfuration est survenu 1 h après leur mise en service suite à une série de défauts de régulation. L’analyse approfondie montre que l’accident est dû à la conception du chapeau pare-flamme de l’évent qui oriente le rejet vers le bas et à son emplacement à proximité d’une torchère. L’oxydeur n’avait pas été pris en compte dans l’étude des dangers du site. L’événement est coté au niveau de gravité “haute” sur une échelle interne qui compte 4 classes (basse, moyenne, haute, grave). La remise en service de l’installation est conditionnée à une gestion de modification d’une partie des installations, à la suite de la réalisation d’une nouvelle analyse de risque faite avec la méthodologie HAZOP (HAZard and OPerability study).