Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 6h30, le chef de quart d’une chaufferie à biomasse découvre au cours d’une ronde du bois incandescent dans le “ramasse miettes” (dispositif recueillant les copeaux tombés d’un convoyeur vertical). Il prévient sa hiérarchie ainsi que l’astreinte, arrête l’équipement et arrose le ramasse-miettes à l’aide d’un RIA. Ses collègues ouvrent les trappes en partie haute du convoyeur et attaquent le feu avec des extincteurs. Après maîtrise du sinistre, l’exploitant appelle le SDIS pour vérifier l’extinction avec une caméra thermique. L’intervention s’achève vers 10 h. Aucun dommage matériel grave n’est relevé. L’installation reste à l’arrêt pour permettre de déterminer la cause du sinistre. L’inspection des installations classées se rend sur place le lendemain.

Selon l’exploitant, le départ de feu serait dû à la détérioration d’un roulement d’un rouleau guide en partie basse du convoyeur. Les cages du roulement se seraient échauffées. La détérioration proviendrait de l’accumulation de petits morceaux de biomasse. Les équipements de détection et de lutte contre un sinistre n’étaient pas complètement opérationnels : installation des détecteurs incendie non achevée, une des poteaux incendie non alimenté, équipements d’intervention endommagés ou implantés au mauvais endroit. L’inspection relève des manquements à l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation : parois coupe-feu non calfeutrées, convoyeur vertical dépourvu de sprinkler.

Le détection incendie dans le convoyeur vertical n’a pas fonctionné, en raison d’une trop faible quantité de copeaux enflammés selon l’exploitant. Une procédure de nettoyage et dépoussiérage plus fréquents est mise en place.