Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un agent d’une station d’épuration relève vers 16 h un taux élevé de biogaz (4 %, composé à 65 % de méthane inflammable et explosible) dans un regard à l’entrée du bâtiment de bio-cogénération lors de la recherche semestrielle de fuites sur le site. Selon la procédure en vigueur et après vérification des plans des réseaux, le service sécurité aidé des opérateurs de l’unité isole à 17h25 un tronçon enterré de 1 100 m véhiculant du biogaz sous pression (3 bar) alimentant les turbines à gaz. Les turbines sont arrêtées à 17h23 et des mesures de sécurisation de la zone prises (ventilation, balisage…). La décompression trop rapide du tronçon confirme l’existence d’une fuite. Les teneurs de méthane relevées dans les différents regards attenants sont en dehors des zones de dangers à 17h40. La mise en sécurité du bâtiment s’achève à 18 h. L’ouverture d’une tranchée de 30 m permet de localiser la fuite au niveau d’un joint de type ‘pont à mousson’. La quantité de biogaz perdue est évaluée à 3,4 t, le biogaz s’est diffusé à travers le sol puis s’est accumulé dans les regards proches de la fuite et, pour les regards électriques, a migré vers des regards plus lointains en passant par les fourreaux de câble. Le tronçon fuyard est remplacé par un autre en PEHD électro-soudé sans raccord pour réduire le nombre de joint (coût : 86 kEuros). L’arrêt de l’unité de bio-cogénération produisant l’électricité du site et la chaleur nécessaire à la digestion entraine une diminution de moitié de la capacité de chauffage des digesteurs et une demande d’achat d’électricité complémentaire pour alimenter la station, générant un sur-coût de 60 kEuros et une réduction de 50 % de la capacité de chauffage des digesteurs des boues de la station. C’est la troisième fuite détectée en 5 ans sur le réseau biogaz basse et haute pression de la station, les 2 premières avaient conduit l’exploitant à augmenter la fréquence des recherches de fuite. A la suite de l’accident, les travaux de réhabilitation de ce réseau sont inclus dans le programme de rénovation de la station prévu d’ici 2 ans. Dans l’attente, les procédures d’intervention dans la zone biogaz sont renforcées (permis de feu, formation ATEX…).