Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une surchauffe d’un échangeur de chaleur du bain de dégraissage alcalin par pulvérisation (6,8 m³) d’une chaîne de traitement de surface (peinture) se produit dans une entreprise à l’arrêt (pont du 8 mai), spécialisée dans la fabrication de conduits de cheminées. Le brûleur gaz de ce chauffage a continué à fonctionner au-delà de la température de consigne (84 °C pour une limite à 54 °C). Les secours sont alertés à 7h40 par la détection de vapeurs d’évaporation dans l’atelier mais les responsables de l’usine ne peuvent être joints. Les pompiers et le directeur de production se rendent finalement sur les lieux vers 10 h. L’alimentation en gaz du brûleur et l’alimentation électrique de la chaîne de traitement sont interrompues ; le niveau d’eau dans le bac de dégraissage est rétabli afin d’immerger à nouveau l’échangeur en totalité. Aucun impact sur l’environnement n’est signalé.

Un défaut matériel de la coupure automatique du brûleur lorsque la température de consigne du bain a été atteinte et une absence de programmation de l’horloge de l’automate de la chaîne qui a entraîné la mis en marche du chauffage du bain un jour férié sont à l’origine de l’incident. De plus l’opérateur n’avait pas arrêté manuellement la chaîne de traitement la veille de ce pont du 8 mai, comme il le fait chaque fin de semaine avant le week-end. L’exploitant met en place plusieurs dispositifs de sécurité et de détections d’anomalie :

  • une coupure manuelle d’urgence de l’alimentation électrique du brûleur,
  • un thermostat à sécurité positive pour arrêter le brûleur en cas de surchauffe ; la remise en service est manuelle. En cas de défaillance de ce système de contrôle de température, l’installation se met en sécurité sauf la ventilation,
  • un capteur de niveau bas du bain de traitement, également à sécurité positive, arrêtant automatiquement l’installation hors ventilation.