Pollution
Humain
Environnement
Economique

A la suite d’une rupture de canalisation dans une laiterie dans la nuit du 28 au 29/11, du fioul se répand sur le sol de la chaufferie et se propage par débordement jusqu’aux égouts environnants. La quantité estimée est de 150 l dont 50 l sont ramassés sur le sol par les employés de l’usine. Pensant que ces égouts sont reliés à la station d’épuration, les employés ne s’inquiètent pas. Mais le vendredi 30/11, vers 16 h, le directeur de l’usine est informé par la mairie de Rozet que l’eau de l’OURCQ est irisée et que des boulettes de fioul sont présentes sur les berges. Il vient constater les faits avec un représentant de l’ONEMA et de la mairie. Un contrôle est réalisé en amont du point d’arrivée du rejet dans la rivière, montrant la présence de fioul dans le puits de relevage qui récupère les eaux retraitées de l’usine et les eaux pluviales. L’ONEMA mesure une quantité de fioul flottant à la surface du puits de l’ordre de 100 l, correspondant à celle qui s’est échappée dans les égouts. L’exploitant coupe immédiatement les rejets de la station d’épuration et fait intervenir une société spécialisée pour pomper et nettoyer les installations. Le pompage démarre ce même jour vers 17 h, le puits de relevage est vidé et nettoyé, l’arrivée à l’OURCQ est obturée par précaution. Aucun rejet n’a donc lieu au cours du week end qui suit. Le 3 et 4/12, cette même société réalise le nettoyage complet des égouts puis vérifie à l’aide d’un colorant le cheminement des égouts. Les employés de l’usine nettoient manuellement les berges. Le test de cheminement met en évidence que l’égout dans lequel s’est déversé le fioul n’est pas relié à la station d’épuration mais bien directement à la canalisation conduisant au puits de relevage puis à l’OURCQ. L’exploitant contacte immédiatement une société spécialisée pour relier l’égout à la station d’épuration d’ici la semaine du 10/12. En attendant la fin des travaux, la consigne est donnée de ne pas réaliser de livraison ni de dépotage de citernes et de stocker préventivement des palettes de sacs d’absorbant aux portes de la chaufferie.

Le coût du nettoyage des canalisations s’élève à 11 500 euros. Le mélange fioul/absorbant ramassé au sol et stocké dans des poubelles sera traité par une société spécialisée.

La rupture d’un pressostat sur le circuit d’alimentation en fioul du brûleur est à l’origine de la fuite. L’exploitant fait passer l’information aux autres usines du groupe pour contrôle et vigilance. La vérification des circuits par colorant est également programmée sur l’ensemble des sites de la société.