Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un propulseur sans tuyère quitte l’installation de tir utilisée pour sa destruction, rebondit plusieurs fois au sol ou contre des obstacles, s’envole après avoir heurté une dénivellation, heurte un chêne à 150 m, s’immobilise et termine sa combustion, initiant un feu de broussailles dans le polygone d’essais.

Le responsable de tir donne l’alerte à 14h10. Le PC du service sécurité déclenche l’alerte POI (sirène). Le chef d’intervention arrive sur la zone de tir à 14h15 et, conjointement avec le responsable de tir, décide de la voie d’accès à emprunter par le véhicule tout terrain d’extinction de feu. L’incendie de quelques m² est éteint à 14h20. L’alerte POI est levée (2ème sirène) et les autorités sont informées (mairie, gendarmerie, DREAL…).

L’installation de tir comporte une buse carrée en béton de 2,4 t percée qui reçoit le propulseur déposé sur un lit de sable. Une plaque en acier maintenue par 2 blocs béton de 500 kg disposés l’un sur l’autre ferme l’extrémité de la cavité. L’ensemble se trouve dans une enceinte grillagée. Le tir était réalisé dans le cadre de la destruction de produits anciens ; le propulseur ne possédait pas de tuyère et le canal central déformé du propergol rendait sa combustion irrégulière. Malgré cela, la poussée générée a été suffisante pour repousser la plaque en acier et les cubes en béton, endommager la structure grillagée (rupture de 2 vis et pliage de 2 cornières en acier), permettre le passage du propulseur à l’extérieur, puis sa trajectoire « chaotique ».

Le comportement non nominal du propulseur n’a pas été conforme à ce qui était prévu. L’exploitant renforce la tenue de la culée de tir pour maintenir le propulseur dans la buse de protection en évitant le déplacement vers l’arrière. La buse en béton est amenée en butée contre un mur en béton, la grille est réparée et des blocs en béton supplémentaires sont ajoutés en renforcement.