Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare à 8h39 dans la végétation recouvrant une sphère de GPL sous talus durant des travaux de soudure sur une rambarde de sécurité par un sous-traitant. Un permis de feu avait été établi, un explosimètre fourni à l’entreprise extérieure et un rappel de l’utilisation de l’extincteur à poudre de 6 kg, mis à disposition, effectué en présence d’un vigile de l’établissement. La végétation avait également été mouillée avec le système d’arrosage de la sphère. L’intervenant ne parvient pas à utiliser l’extincteur qu’il a mal percuté (?) et donne l’alerte. A 8h41, l’arrêt d’urgence et la sirène sont activés et 3 pompes incendie sont mises en service ; le personnel administratif est évacué. Les secours internes interviennent avec 1 extincteur à poudre et une lance turbo sur le feu qui n’est pas apparent car masqué dans le tissu végétal vert. Un dégagement de fumée persistant, les 2ème et 3ème équipes d’intervention sont mobilisées et le POI est déclenché. Le dépôt pétrolier adjacent est alerté et son personnel est évacué. A 8h44, l’incendie est éteint mais la lance turbo est maintenue en service en haut du talus. L’activité du dépôt de gaz reprend vers 9 h et le personnel administratif réintègre les bureaux à 9h30. L’inspection des installations classées (IIC) relève au cours de son enquête que ce scénario spécifique n’a pas été étudié dans l’étude des dangers et que les extincteurs du site ont une capacité inférieure à la capacité réglementaire (6 l au lieu de 9 l). A la suite de l’incident, l’exploitant remplace les extincteurs du dépôt et prévoit le déploiement systématique d’un dispositif d’arrosage par lance lors de travaux par points chauds. Il doit également fournir à l’IIC les justificatifs de la formation sécurité incendie de l’agent ayant rappelé à l’intervenant l’usage d’un extincteur.