Pollution
Humain
Environnement
Economique

Sur une plate-forme pétrochimique, 2 employés d’une société sous-traitante démontent en atelier la crépine d’une bouteille sous pression (accumulateur anti-pulsatoire du circuit incendie, sous 7 bar, permettant d’éviter les coups de bélier sur le réseau) pour vérifier son état intérieur dans le cadre de son inspection périodique quand la crépine est éjectée contre un des employés. Celui-ci est évacué par hélicoptère vers les urgences d’un hôpital en raison des traumatismes graves dont il souffre à l’épaule et au thorax. L’autre employé, en état de choc et victime de lésions auditives, est pris en charge à l’infirmerie du site puis amené à l’hôpital. L’accumulateur (pot hydrochoc fabriqué 18 ans plus tôt et équipé d’une vessie interne) n’avait pas été préalablement dépressurisé ; en l’absence de la contre-pression apportée par l’eau du réseau incendie, la vessie occupait tout le volume interne et n’était retenue que par la crépine. Lors du retrait du jeu de brides et du joint d’étanchéité, la vessie sous pression a propulsé la crépine. Il n’y a pas de rupture de l’enceinte de la bouteille et la dernière attestation de requalification périodique datée de 3 ans ne mentionne aucune anomalie. Les documents fournis par le fabricant comportant les mesures préventives à prendre avant le démontage de l’équipement et mis à disposition de l’entreprise sous traitante (évacuation de l’azote de la vessie avant le retrait de l’écrou de fixation du corps de l’appareil et du jonc d’arrêt de la crépine) n’ont pas été consultés avant l’intervention, l’entreprise sous traitante ayant déjà réalisé cette opération à plusieurs reprises sur ce type de matériel.