Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans un parc de 26 éoliennes de 2 MW mis en service en 2008, un aérogénérateur est mis à l’arrêt vers 3 h suite à la détection d’une oscillation anormale. L’équipe de maintenance d’astreinte constate à 8 h la chute d’une pale (9 t, 46 m) au pied de l’installation et la rupture du roulement qui raccordait la pale au hub. Le pied de mat se situe à 190 m de la D389 et à 400 m de l’A10.

L’analyse des relevés des capteurs et des compte-rendus d’entretien ne révèle aucune anomalie ni signe précurseur (contraintes anormales qui auraient pu endommager le roulement, vibration suspecte avant la rupture, différence d’orientation des pales, défaut d’aspect visuel lors des contrôles…). Des traces de corrosion sont détectées dans les trous d’alésages traversant une des bagues du roulement reliant pale et hub. Selon le fabricant, cette corrosion proviendrait des conditions de production et de stockage des pièces constitutives du roulement. L’installation est remise en service fin octobre après remplacement de la pale endommagée et mise en place de nouveaux roulements possédant une protection contre la corrosion.

L’exploitant demande à l’entreprise en charge de la maintenance, et fabricante, des éoliennes du parc de:

  • procéder au contrôle visuel des roulements de l’ensemble des éoliennes tous les 3 mois.
  • procéder au contrôle acoustique des roulements et de mesurer le niveau de corrosion.
  • supprimer la corrosion des alésages à risque.
  • contrôler l’absence de fissures résiduelles par courant de Foucault.