Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un prestataire assurant le suivi d’un barrage hydroélectrique sur l’AISNE détecte dans la soirée une chute de pression dans le circuit hydraulique commandant le vérin gauche de la vanne de l’ouvrage. La régulation automatique devient inopérante et l’eau monte jusqu’à submerger la vanne à la cote 71 mNGF (cote d’exploitation normale 70,2 mNGF, cote de régulation 69.5 mNGF). Une cellule de crise préfectorale est activée. Les promeneurs sont évacués des berges. Sur place à 21h30, le directeur d’exploitation mobilise 2 grues pour lever la vanne. Le régulateur de pression défaillant est identifié et réparé à 22 h. L’excès de pression dû à la submersion de la vanne produit un effort dépassant les capacités de levage des vérins. L’ouverture de la vanne est donc assurée dans la nuit par les grues, le circuit hydraulique jouant ensuite son rôle régulateur.

Le sous-préfet réunit les pompiers, la gendarmerie et la DREAL le lendemain et demande à l’exploitant de renforcer la maintenance préventive de l’ouvrage et l’organisation en situation de crise. Ce dernier renforce la formation de son prestataire pour gérer les pannes.

La vanne s’était déjà bloquée en novembre 2010, conduisant à une évacuation des riverains (ARIA 39371).