Pollution
Humain
Environnement
Economique

L’exploitant d’une charcuterie industrielle de 6 000 m² est réveillé à 4 h par l’alarme signifiant une intrusion dans son entreprise. A son arrivée, les pompiers alertés par les riverains sont déjà présents et ont coupés gaz et électricité ; 5 engins placés contre les parois extérieures des chambres de séchage ont explosé. La façade est endommagée sur 40 m (parois extérieures de 5 des chambres de séchage) ainsi qu’un local technique. Les gouttières et chenaux sont eux aussi endommagés mais les réseaux d’eau industrielle et d’eau glycolée sont intacts. La structure du bâtiment n’est pas impactée. A l’intérieur des chambres de séchage, des parois sont soufflées, les néons et appareils de mesure sont détruits, des éclats métalliques se sont fichés à plus de 15 m. La moitié de la marchandise devra être éliminée. Le laboratoire de production est préservé ainsi que les installations de réfrigération. Après accord de la gendarmerie, l’exploitant fait rétablir l’électricité dans les zones non impactées pour protéger sa production. Les secours établissent un périmètre de sécurité, la circulation sur la N7 est interrompue et 3 employés d’une société voisine sont évacués.

Les débris à l’extérieur du bâtiment, susceptibles de contenir de l’amiante (bardages) seront évalués et éliminés en décharge autorisée si nécessaire.

Les gendarmes demandent l’appui de démineurs pour contrôle et expertise des restes des 5 charges explosives (2 kg d’explosifs). La police scientifique participe à l’enquête. Aucune revendication n’est parvenue aux autorités. Le maire s’est rendu sur les lieux. Aucune mesure de chômage technique n’est envisagée.