Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une vanne soumise à la directive européenne sur les équipements sous pression fait l’objet d’un essai pneumatique à l’azote (16 bar) dans son usine de fabrication. Cette opération est réalisée en coopération avec un organisme notifié bien qu’elle ne soit pas réglementairement demandée. Pour les besoins de l’essai, la vanne est équipée à chacune de ses extrémités d’un système de fermeture. Ce dispositif se compose de 2 demi-colliers formant une bride et venant ceinturer la partie cylindrique usinée de la vanne dans laquelle une gorge recevant un joint métallique a été réalisée. Une pièce intermédiaire constituée de 2 demi-cercles est insérée entre les colliers et la partie cylindrique de la vanne. Ces colliers permettent d’ancrer une tape d’épreuve à l’aide de boulons. Lors de l’essai, une partie du système de fermeture (1,6 t) se désolidarise et est projeté à une dizaine de mètres. 1 employé est tué et un autre est légèrement blessé. L’inspection du travail et la DREAL se rendent sur place. Les premières constatations relèvent des traces de ripage sur la partie désolidarisée, notamment au niveau de la gorge et des parties formant le joint métallique, ainsi que l’arrachement de filets au niveau de la tige filetée et de l’écrou assurant la fermeture des 2 demi-colliers. Du côté opposé, le système de fermeture est resté en place mais est désaxé et 5 boulons sont insuffisamment serrés. Le mauvais montage du système est suspecté, plusieurs équipes étant intervenues sur l’équipement. L’exploitant ne peut confirmer que la vanne a subi une épreuve hydraulique à 30 bar avec le même dispositif auparavant. En outre, il n’existe aucune procédure définissant les conditions de réalisation des essais.