Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare vers 9 h dans un bâtiment de stockage de balles de papiers et de cartons de 2 000 m² appartenant à une entreprise de recyclage. Le site est implanté dans une zone sensible, proximité : d’une voie ferrée, d’une darse reliée à la SEINE et d’un dépôt pétrolier de 55 000 m³. Elle se trouve également à 2 km des pistes de l’aéroport d’Orly. En raison des risques de propagation, l’intervention des secours publics mobilise des moyens importants : 176 pompiers venus de 13 casernes avec 56 engins. Les 70 employés du site sont évacués et un dispositif hydraulique conséquent est mis en place (11 lances dont 1 sur échelle). La police, le maire, le préfet ainsi que les services du gaz et de l’électricité se rendent sur place.

La fumée de l’incendie ne perturbe ni la navigation aérienne ni le trafic ferroviaire. Un barrage flottant est installé dans la darse pour prévenir tout rejet d’eau d’extinction dans le fleuve. Une usine de traitement de l’eau potable en aval du site est informée de l’accident, mais son activité n’est pas touchée. Le feu est maîtrisé à la mi-journée mais la lutte continue jusqu’au lendemain 3 h. La préfecture réquisitionne une grue à pince (pelleteuse à chenilles avec une griffe hydraulique) dans un département voisin, pour permettre le déblaiement des balles de papier inaccessibles autrement, et parfaire l’extinction des 1 000 m² qui ont brûlé au côté des autres engins lourds de l’exploitant. Aucune mesure de chômage technique n’est envisagée pour les 70 employés qui seront reclassés dans un des deux autres sites régionaux du groupe.

D’après la police, le feu serait d’origine accidentelle. Une décharge d’électricité statique se serait produite lorsque le bras métallique d’un engin de chantier serait entré en contact avec le papier, phénomène amplifié par le froid sec et intense le matin de l’accident (t° ambiante de – 5 °C).