Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un camion transportant 10 m³ de sables de curage des égouts d’une station thermale de l’Allier déclenche le portique de radiodétection à l’entrée d’un centre d’enfouissement de déchets non-dangereux à 11h35. Une sonde du portique indique 606 Bq/m³ et l’autre 536 Bq/m³ alors que le seuil de déclenchement du portique est réglé à 450 Bq/m³ (soit 3 fois le bruit de fond naturel du site). Les pompiers mesurent un débit de dose de 1,7 µSv avec un bruit de fond de 100 nSv au contact de la benne. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la DREAL sont informés de la détection. La benne est bâchée et isolée sur le site avec un périmètre de sécurité, le tracteur routier peut repartir après contrôle. Le 20/01, de nouvelles mesures sont effectuées. L’activité est de 506 Bq/m³ sur la première sonde et de 319 Bq/m³ sur la seconde.

Le 23/01, l’activité est de 541 Bq/m³ et 406 Bq/m³. Le débit de dose est de 1,2 µSv. Une société spécialisée prélève 3 kg de sables pour caractériser les radioéléments à l’origine du rayonnement : les analyses (spectrométrie gamma) montrent qu’il s’agit de Thorium 232 et d’Uranium 238 d’origine naturelle. Les boues sont dirigées vers un site spécialisé dans le stockage de terres et de sables contenant de la radioactivité naturelle renforcée. L’inspection des installations classées rappelle à l’exploitant qu’il ne peut accueillir des déchets provenant de départements non-limitrophes au département de l’Indre où est localisé le site et que le seuil de détection du portique doit être réglé à 2 fois le bruit de fond naturel.