Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une papeterie, un feu se déclare à 18h30 sur la toiture en travaux d’un local de stockage de 1 800 m² (réfection de l’isolation et étanchéité par pose de bitume à chaud). Un employé déclenche l’alarme, le personnel évacue dans une salle municipale. Les pompiers déploient 11 lances à eau dont 2 sur échelles. Le sinistre est circonscrit vers 20 h. L’effondrement de la structure entrave l’accès aux derniers foyers. Le feu demeure couvant et reste sous surveillance durant les jours qui suivent le sinistre.

L’outil de production et les bâtiments administratifs sont préservés. Le stockage est totalement détruit : des bobines de papiers sont endommagées par les eaux d’extinction et l’équivalent de 2 à 3 semaines de production est perdu. Le système de portes coupe-feu, ainsi que les murs du bâtiment de production constitués d’un bardage double peau ont permis de protéger le reste du site.

En raison du rayonnement thermique important, des volets d’habitations voisines ont fondu. L’étude de danger du site préconisait à cet effet de construire un mur coupe feu sur une partie du local sinistré car la simulation incendie avait conclu que les flux thermiques > à 3 et 5 kW/m² sortaient des limites de propriété. Les travaux de construction devaient avoir lieu en 2002, mais n’étaient pas réalisés au moment de l’accident.

Les premières eaux d’incendie sont retenues au niveau des quais cependant compte tenu de la durée de l’incendie, ces eaux se sont écoulées via le réseau d’eau pluviale vers la MARQUE. L’exploitant effectue un prélèvement d’eau incendie ainsi qu’un prélèvement au niveau de la MARQUE pour évaluer le degré de pollution et l’impact éventuel de ce rejet. Il fait également intervenir un camion hydrocureur pour pomper les eaux d’extinction afin de les évacuer vers une installation de traitement à Courrières.

L’inspection des installations classées demande à l’exploitant un rapport sur l’accident, ainsi que des précisions sur le volume d’eau déversé dans la MARQUE et l’impact du rejet. Concernant la reconstruction du nouveau stockage, celui-ci fera l’objet d’un porté à connaissance au Préfet et comportera notamment une révision de l’étude de danger.

La police effectue une enquête pour déterminer les origines du sinistre.