Pollution
Humain
Environnement
Economique

Les pompiers préviennent à 16h28 le service du gaz de la mise en place d’une procédure gaz renforcée. Après analyse des dégâts, il s’avère qu’une surpression s’est produite dans le réseau de distribution. Le service du gaz appelle l’exploitant du réseau de transport. Ce dernier lui indique qu’une fausse manoeuvre lors d’une opération de maintenance sur le poste de livraison de Biscarosse Plage a généré une pression de livraison d’au moins 8 bar absolus (réévaluée par la suite à plus de 10 bar) au lieu de 4 bar. Le service du gaz demande la fermeture du poste de détente vers 17h40. Le plan ORIGAZ (ORganisation Intervention GAZ) est déclenché à 17h50. Plusieurs bases et cellules de crise sont mises en place. La fermeture des robinets de branchements de 269 clients est ensuite effectuée et le réseau de distribution est décomprimé sur 17 km. 150 personnes sont évacuées et 2 particuliers incommodés sont transférés à l’hôpital. La surpression a provoqué 22 fuites dans le réseau de distribution (accessoires de réseau, branchements, installations intérieures).

A la suite d’une inspection de la DREAL, il s’avère que la responsabilité de l’accident incombe au transporteur. En effet, la montée en pression fait suite à une mauvaise manipulation des opérateurs : le poste était démantelé, l’alimentation du réseau de distribution se faisait par un bipasse alors que les organes de sécurité ainsi que le manomètre étaient isolés. Les agents ont donc manipulé la vanne de laminage du poste de détente en lisant une pression sur un manomètre déconnecté (pression nulle). Croyant d’abord que l’alimentation en gaz du poste de détente par le réseau de transport est coupée, ils comprennent leur erreur lorsqu’une fuite se produit au niveau d’un joint. D’après les ouvriers, la vanne de laminage est restée ouverte 5 minutes. Après cette mauvaise manipulation, le poste est laissé en service avec une pression de livraison de 4 bar, alimentant ainsi les fuites sur le réseau de distribution pendant plus d’une heure. Le transporteur oublie également d’informer le service technique du gaz qu’une surpression importante venait de se produire sur ses installations.