Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un engin de chantier endommage vers 10h40 une canalisation de transport de gaz naturel (Diamètre: 100 mm, Pression: 67 bar, mise en service en 1977) lors de la pose d’une canalisation d’eau pluviale (DN 1000). Le gaz fuit par 2 trous : un de 30 mm de diamètre et un autre de 290 mm de long. La détente du gaz et la projection de matériau blessent légèrement 2 personnes. Les pompiers déploient des rideaux d’eau et établissent un périmètre de sécurité de 200 m entrainant l’évacuation de 2 entreprises et d’un camp de gens du voyage, soit 100 personnes. L’exploitant de la canalisation isole le tronçon touché et le décomprime totalement à 12h10, 7 500 abonnés sont impactés. Une entreprise de travaux publics déterre la canalisation pour permettre sa réparation ; l’intervention s’achève à 20 h. Le gaz est rétabli en priorité pour les clients industriels. Le volume de gaz naturel perdu est estimé à 35 320 m³.

Le service administratif en charge de la surveillance des canalisations effectue une enquête. Les 4 entreprises participant au chantier ont toutes déposé une DICT (Déclaration d’Intention de Commencement des Travaux), mais aucune DR (demande de renseignement) n’a été faite, la seule demande de renseignement retrouvée date de 2002 et n’est plus valide. A la suite de la validation des DICT, une seule société a contacté le transporteur de gaz afin de réaliser une réunion d’ouverture de chantier. Malgré cette réunion, les sondages permettant de déterminer l’altitude de la canalisation n’ont pas été réalisés, et le plan de chantier indiquait que la canalisation se trouvait à 68,20 NGF alors qu’elle se situe en réalité à 71,03 NGF, la canalisation d’eau pluviale devant être installée à 70,95 NGF.