Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un séisme majeur (Mw = 9) frappe le port d’Ishinomaki à 14 h 46, suivi à 15 h 26 par un méga-tsunami (vagues de 8,5 m) qui submerge sur 2 à 7 m une usine de transformation et de congélation de fruits de mer. Le directeur de l’usine, ayant compris que l’intensité exceptionnelle des secousses sismiques risquait de provoquer un tsunami très important, ordonne aux 140 employés présents d’évacuer en hauteur grâce au réseau de haut parleur reliant les 2 sites de la société. Sur le 2ième site annexe situé sur l’autre rive de l’estuaire divisant le port, les 5 employés hésitent à évacuer à pied et décident de prendre une voiture. Celle-ci se retrouve piégée dans les bouchons au niveau du pont enjambant l’estuaire et se fait submerger par le premier train de vagues, seul un passager, arraché à la voiture, survit. Le reste des employés s’est replié en bon ordre sur la colline derrière le site ou sur le toit du bâtiment administratif le plus élevé. Ils attendront les secours pendant 3 jours avec les autres rescapés, dont les employés réfugiés sur le toit la première nuit. Plus de 85 % des bâtiments de l’usine, la plupart des équipements et machines de production sont gravement endommagés par le tsunami et les débris de véhicules ou de bateaux. Le nettoyage et de réparation sont lancées 3 semaines après et l’activité redémarre partiellement 4 mois après, mais 65 % des employés doivent être licenciés. Les pertes de production et le dommages sont estimés à 25 millions d’Euros (2011). L’affaissement du sol de 80 cm rend le site inondable par fortes marées et la commune envisage de le relocaliser plus en hauteur. De nombreuses usines de transformation de poissons et de fruits de mer sont gravement endommagées dans le port d’Ishinomaki mais aussi dans les autres ports de pêche de la région du Tohoku : Ofunato, Kesen-numa, Otsuchi, Onahama.