Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une explosion se produit vers 2h15 dans une fonderie produisant de l’acier à partir de ferrailles (piles électriques, poussières d’oxydes métalliques, crasses, battitures…), lorsque 2 salariés versent le laitier (démoulage) d’un bac de pied de four provenant de la zone de refroidissement, dans une benne avant évacuation par un sous-traitant ; des projections de matières incandescentes brûlent gravement les 2 employés. Les secours sont alertés et les victimes sont hospitalisées dans un service spécialisé. L’activité de l’atelier de fusion est suspendue et des enquêtes judiciaires et administratives sont effectuées. L’exploitant diffuse un communiqué de presse mentionnant l’accident corporel de 2 de ses salariés et l’absence de conséquence sur l’environnement. Les familles dénoncent quant à elles, les mauvaises conditions de travail dans l’atelier.

Un contact eau / laitier à température élevée, due à la présence d’eau dans la benne, est à l’origine de la déflagration. A la suite de l’accident, l’exploitant met en place plusieurs mesures : suppression du refroidissement des bacs à l’eau et amélioration de la gestion des bacs et bennes de laitier (traçabilité des opérations, repérage des emplacements…), modification des conditions de démoulage (21 h de refroidissement naturel minimum), renforcement des équipements de protection individuelle, aménagement de l’alvéole de stockage des laitiers… L’exploitant doit également actualisé son étude de dangers pour prendre en compte le risque lié au contact entre l’eau et les matières en fusion présentes sur le site. Dans son jugement du 25/07/2013 le tribunal condamne la société à une amende de 80 000 euros, indemnise les familles des 2 opérateurs et octroie 2 000 euros aux syndicats.