Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un dimanche midi, un tas de 150 m³ de déchets s’enflamme dans les locaux de transfert (quai de rupture de charge) d’un centre de stockage et de traitement de déchets ménagers et industriels banals. Des employés détectent rapidement le début d’incendie et contactent la direction qui leur demande d’isoler le foyer à l’aide de pelle à grappin pour pouvoir l’arroser.

Les employés mettent en oeuvre 2 canons à eau et le système de pulvérisation des quais de déchargement, mais le directeur du site constate au bout de 20 min que le foyer s’est étendu et génère beaucoup de fumée. Il alerte alors les pompiers qui interviennent avec des moyens importants (47 hommes, 10 véhicules, 6 grosses lances et un canon à mousse) pour arroser les déchets au fur et à mesure qu’ils sont dégagés à la pelle. L’incendie est maîtrisé à 17h30 et les déchets mouillés sont isolés dans le quai.

Selon l’exploitant, il n’y a pas de victime ni de dommage à l’environnement. Sur les 500 m³ d’eau utilisés pour l’extinction, 100 m³ sont restés confinés dans le quai et 400 m³ ont été absorbés par les déchets. Les eaux confinées dans le quai ont été pompées et vidées dans le bassin de lixiviat par l’exploitant, pour être finalement traitées dans l’évaporateur sous vide du site.

L’exploitant doit désormais limiter les quantités de déchets présentes au quai de rupture durant le week-end et, à la demande des services de secours, réviser le dimensionnement de son réseau d’alimentation en eau.