Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une plate-forme pétrolière de 121 m de long et 78 m de large explose vers 22 h à 70 km des côtes de la Nouvelle-Orléans. Les secours interviennent avec plusieurs navires pour tenter d’éteindre l’incendie, mais la plate-forme coule quelques heures plus tard. Sur les 126 employés présents, 11 décèdent et 17 sont blessés dont 3 gravement. La plate-forme contenait 2,6 millions de litres de pétrole au moment de l’explosion et extrayait près de 1,27 millions de l/j d’un puits à 1 600 m de profondeur.

Le lendemain, une nappe de 13 km² est observée ; des vents forts et une mer houleuse empêchent son endiguement durant les 3 premiers jours. Des milliers de personnes sont mobilisées. Plus de 200 navires, des dizaines d’avions et des unités mobiles de forage offshore sont déployés. Les secours installent 250 km de barrages flottants, épandent plus de 575 hl de dispersants et pompent les hydrocarbures. Le 28/04, ils tentent d’enflammer de petites nappes collectées par des barrages flottants ignifugées. La Louisiane, la Floride, l’Alabama et le Mississipi décrètent l’état d’urgence et le président des Etats-Unis se rend sur place. Le ministre de la faune et de la pêche de Louisiane interdit l’activité de la pêche dans les zones impactées. Un fort vent de Sud-Est favorise le déplacement de la nappe vers le rivage. De 800 à 2 000 m³ de pétrole s’écoulent chaque jour du puits. Le 04/05, l’exploitant entame le creusement d’un puits de secours pour court-circuiter le premier ou injecter un produit pour stopper la production du forage accidenté. Il installe un dôme métallique de 70 t sur la tête du puits, mais la formation d’hydrates de carbure empêche tout pompage. Le 19/05, la nappe atteint les côtes de la Louisiane, berceau d’un écosystème fragile composé de nombreux oiseaux aquatiques.

Les observations des robots télécommandés montrent que le bloc obturateur en tête de puits est resté en position ouverte. Le 03/06, après l’échec d’une première tentative de colmatage de la tête de puits, l’exploitant parvient à poser un “entonnoir” sur l’obturateur pour capter une partie du pétrole qui s’échappe du puits. Malgré les 8 milliards de dollars engagés par la compagnie pétrolière dans les opérations de secours et de dépollution, la nappe s’étend sur plus de 320 000 km², atteignant les côtes de Louisiane, du Mississipi, de l’Alabama, de Floride et du Texas en provoquant des pertes à la faune aquatique. Le 15/7, 47 800 personnes assistées de 6 600 navires luttent contre la pollution.

Après injection sous pression d’un mélange de boue et de ciment dans le puits début août, la fuite est déclarée colmatée le 20/9.

Selon la presse, 780 000 m3 de pétrole se sont déversés dans le golfe dont 127 000m3 récupérés. Un fond d’indemnisation de 20 milliards de $ abondé par l’exploitant est crée pour les victimes de la marée noire.

Plusieurs enquêtes sont effectuées. La presse évoque une prise en compte tardive par l’exploitant de signaux précurseurs dont des déclenchements d’alarme