Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un incendie sur un centre de stockage de déchets non dangereux est découvert par les pompiers vers 12h45 alors qu’ils sont alertés pour « feu dans le massif des corbières ». L’incendie n’a pas été détecté par la société de gardiennage du site. Le personnel de l’exploitation et un sous-traitant, appelés dans le cadre de la procédure d’astreinte de la société, ne parviennent pas à maîtriser l’incendie, le casier “grand vent” étant couvert de flammes à leur arrivée vers 13h30. Une extension de l’incendie aux déchets, voire au massif à l’extérieur du site est crainte. Les pompiers combattent le feu à l’eau ; les flammes sont résorbées à 19h30 et l’incendie sera finalement limité au “casier grand vent”. Sous l’effet d’un vent léger, les fumées se sont dirigées vers une zone heureusement non urbanisée.

Les filets du “casier grand vent” servant à prévenir les envols des déchets par vent fort sont détruits et les dispositifs limitrophes de réinjection de lixiviats et de collecte du biogaz du bioréacteur sont dégradés. La dégradation des barrières actives et passives (notamment GSB pour compenser l’absence d’argile) est redoutée.

L’exploitant estime que le feu s’est initié au sein des déchets livrés les 2 jours précédents. Aucun chargement à risque n’était prévu, mais l’exploitant émet des réserves sur des chargements d’encombrants non valorisables issus de déchèteries côtières (fusée de détresse ? déchet chaud ?), des départs de feu ayant déjà eu lieu avec ces produits. Le tapissage de déchets légers (notamment des morceaux de plastique émergeant) sur les flans du casier a favorisé la propagation de l’incendie à son ensemble. L’exploitant :

  • réalisera des contrôles thermographiques pour s’assurer de l’absence de feu couvant,
  • augmentera la fréquence des contrôles par la société de gardiennage en dehors des heures d’ouverture
  • reconstruira un casier grand vent de meilleure conception (notamment avec des flans d’1m de terre) et dans l’attente, augmentera la fréquence de recouvrement des déchets pour prévenir les envols,
  • remet en état les moyens de traitement du biogaz (arrêtés pendant l’incendie pour éviter les entrées d’air et la propagation de l’incendie) pour prévenir les odeurs,
  • améliore en collaboration avec le SDIS le plan d’intervention sur le site et programme un exercice,

La solution d’équiper le personnel d’exploitation avec du matériel de détection infra-rouge pour vérifier l’absence de points chauds en fin de journée est écartée en raison des difficultés d’interprétation des photos prises par ce matériel, de sa fragilité et de sa sensibilité aux intempéries.