Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare vers 19h30 dans un dépôt pétrolier de 11 bacs à toit flottant et provoque plusieurs explosions ; 12 personnes sont tuées et au moins 150 sont blessées. L’incendie se généralise rapidement à tous les réservoirs et une épaisse colonne de fumée noire se dégage provoquant d’importantes gênes respiratoires chez les riverains. Des milliers d’habitants sont évacués ainsi qu’une résidence de 2 000 étudiants, 300 touristes et un hôpital. Les secours, aidés de l’armée, protègent des stockages et un centre emplisseur de GPL voisins et laissent les réservoirs brûler. Le feu est éteint le 04/11 dans la soirée. L’électricité et l’alimentation en eau potable sont coupées dans toute la zone pendant plusieurs jours et la circulation routière et ferroviaire est interrompue. L’impact environnemental est important notamment sur l’atmosphère. Des secousses d’une puissance de 2,3 sur l’échelle de Richter sont enregistrées suite aux explosions. Les usines voisines et les habitations sont lourdement endommagées dans un rayon de 3 km : bâtiments incendiés, vitres brisées, etc. Des débris métalliques ont été projetés jusqu’à 5 km. Plus de 8 000 m³ d’hydrocarbures auraient brûlés.

Une fuite sur une vanne d’un pipeline d’hydrocarbure lors du transfert de carburant vers un terminal pétrolier aurait été détectée vers 17 h mais, malgré une forte odeur d’hydrocarbure et le déclenchement de plusieurs alarmes, le personnel du dépôt n’aurait pas alerté les secours. La police enquête sur l’éventualité d’un acte de malveillance lié à un trafic de carburant. L’administration reproche également la négligence des exploitants du dépôt en matière de plans de secours et d’alerte des autorités en cas d’accident. Le dépôt devrait être reconstruit à une trentaine de km.