Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se propage vers 15 h à 2 000 t de pneus stockées sur 1 ha de terrain. Un vent violent attise les flammes et un panache de fumées noires est visible sur plusieurs kilomètres. Les secours établissent un périmètre de sécurité de 400 m, évacuent une cinquantaine de riverains et confinent 5 personnes dans une salle communale ; une personne de 96 ans sera hospitalisée par précaution. Un troupeau de moutons est également évacué d’un champs. Des habitations sont protégées à l’aide de rideaux d’eau établis avec 4 lances. Une lance à mousse est mise en place. Les pompiers qui rencontrent des difficultés d’alimentation en eau, utilisent une rivière située à 600 m comme ressource. Le feu est maitrisé vers 19h30 avec 2 lances canons de 2 000 l et 5 lances à débit variable. Une CMIC effectue des analyses de chlore (Cl2) et d’ammoniac (NH3) dans l’air, ces tests se révèleront négatifs. Le préfet, un élu et l’inspection des IC se rendent sur place.

Le vent réactive les foyers durant la nuit. Plus de 80 pompiers se relaient jusqu’au 03/09 pour éteindre l’incendie. Les flammes sont étouffées avec de la terre, 2 bulldozers et une pelle chenille. Des bottes de paille sont installées sur les regards pour prévenir tout écoulement des eaux d’extinction. Les riverains regagnent leur logement le 02/09 vers 9h30. Le feu est considéré éteint le 03/09 à 7h30 ; de la terre étant répandue sur la totalité du foyer, des fumerolles subsistent mais sans risque de reprise. Le feu serait parti d’une haie en bordure de la route avant de se propager au stock de pneus détruit à 80 %. Les secours quittent les lieux vers 11 h.

S’agissant d’un site à responsable défaillant, l’inspection des installations classées demande l’intervention de l’ADEME pour mettre le site en sécurité : évacuation des déchets, surveillance éventuelle de l’environnement et mise en place d’une clôture. Les eaux d’incendies ont été confinées au droit du site mais un risque d’infiltration existe avec pollution éventuelle de la rivière LA SEULLES. Par ailleurs, la combustion des pneus dégage des substances toxiques (HAP, métaux, dioxine, PCB…) qui sont susceptibles de contaminer la chaine alimentaire. Un organisme spécialisé est sollicité pour réaliser une étude hydrogéologique permettant d’estimer l’impact de l’incendie sur la qualité des eaux souterraines et la nécessité éventuelle de mettre en place un réseau de surveillance. Les analyses ne font pas apparaître d’impact notable sur les eaux et les sols. L’organisme préconise d’évacuer les déchets et de décaper le site sur 10 cm.